Le destin d'Achille


Les Parques à ma mère, il est vrai, l'ont prédit
lorsqu'un époux mortel fut reçu dans son lit ;
je puis choisir, dit-on, ou beaucoup d'ans sans gloire
ou peu de jours suivis d'une longue mémoire.
Mais puisqu'il faut enfin que j'arrive au tombeau,
Voudrais-je, de la terre inutile fardeau,
Trop avare d'un sang reçu d'une déesse,
Attendre chez mon père une obscure vieillesse ?

Racine, Iphigénie, IV, 6


Achille