Sus aux vaisseaux argiens !


Les Troyens [...] avec une ardeur nouvelle, fondent sur les Argiens et ne songent plus qu'au combat. Tout comme un grand flot de la vaste mer s'abat sur une nef, par-dessus ses bordages, quand le presse la force du vent, qui fait monter si haut les vagues  ainsi les Troyens, dans une clameur immense, franchissent le mur et, poussant leurs chars, ils combattent près des poupes, les uns de près, avec leurs lances à deux pointes, les autres de leur char, tandis que leurs adversaires, du haut des nefs noires où ils sont montés, usent de longues piques qu'on garde en réserve à bord, piques d'abordage, aux pièces assemblées, à la pointe habillée de bronze.

Homère, Iliade, XV, v. 380-389


Hector