"Vocero" d'Andromaque


"Epoux, tu quittes la vie et péris bien jeune, me laissant veuve en ta maison. Et il est bien petit encore, le fils que toi et moi, nous avons mis au monde[...] et je doute qu'il atteigne à l'adolescence : notre ville sera bien avant détruite de fond en comble, maintenant que tu es mort, toi, son défenseur [...] A tes parents, Hector, tu auras coûté des sanglots et un deuil abominables, tandis qu'à moi surtout rien ne restera plus que d'affreuses douleurs. Tu n'auras pas, de ton lit, tendu tes bras mourants ! tu ne m'auras pas dit un mot chargé de sens que je puisse me rappeler, jour et nuit, en versant des larmes !"

Homère, Iliade, XXIV v.724-745


Hector