Le périple de Néarque dans le Golfe persique


a) les effets de la mousson sur la marée

Il était à peu près trois heures quand, selon une alternance régulière, l'océan, grossissant, commença [...] à refouler le fleuve. Celui-ci [...] refluait en sens contraire et sa puissance dépassait celle de torrents qui dévalent en pente raide. [...] A plusieurs reprises, la mer s'enfla et descendit recouvrir les plaines naguère à sec. [...]

Les hommes qui avaient été débarqués, tremblants et stupides devant ce fléau inattendu, accourent de toutes parts vers les navires. [...] Des cris : ici pour ordonner d'attendre, ailleurs, d'avancer. [...] Les navires entraient donc en collision. [...] On eût dit non pas la flotte d'une armée unique, mais une bataille navale entre deux escadres.

Quinte-Curce, Histoires, IX, 9, 9-16 passim

b) retour du périple

Néarque et Onisicrite [...] apportaient, avec quelques renseignements de seconde main, des observations directes : "En contrebas de l'embouchure du fleuve, il y avait une île où l'or abondait. [...] La mer était pleine de monstres qu'apportait le flux de la marée et qui égalaient, par la taille, de grands vaisseaux ; effrayés par une musique épouvantable, ils n'avaient pas suivi la flotte et, dans le fracas de l'onde, ils avaient plongé sous les eaux, tels des navires qui sombrent."

Quinte-Curce, Histoires, X,1,10-12


Le retour et la mort