la perle dont la splendeur éclate

Les descriptions de Volney et Chateaubriand font contraste avec celle d'un voyageur arabe du XIVe siècle, Ibn Battûta.

[...] Alexandrie [...] est un poste frontière bien gardé, un pays agréable, merveilleux, aux constructions solides. On y trouve des édifices élégants et d'autres fortifiés, des monuments civils et religieux. Ses demeures sont somptueuses. Tout en elle est grâce. Ses édifices allient la grandeur à la perfection. Alexandrie est la perle dont la splendeur éclate, la vierge qui se laisse voir dans l'éclat de sa parure, elle illumine l'Occident de sa beauté, réunissant les mérites divers grâce à la place qu'elle occupe entre l'Orient et l'Occident. Chaque merveille qu'elle abrite y brille et toutes les curiosités y aboutissent. Bien des auteurs l'ont décrite et ont été prolixes à son endroit ; ils ont composé des ouvrages ayant pour sujet ses merveilles et ont montré ses curiosités.
Ibn Battûta, Voyages et périples. L'Égypte in Voyageurs arabes
Collection de la Pléiade Gallimard éditeur

Des restes antiques, Ibn Battûta ne parle que du Phare dont il constate le délabrement, aggravé entre 1326 et 1349, et la colonne dite de Pompée. La ville est un foyer de civilisation musulmane grâce à ses savants, dans les sciences religieuses notamment, et ses saints.



PRÉSENTATION D'ALEXANDRIE