Aphrodite, venue au secours d'Arès blessé par Athéna, est frappée à son tour

Lors la fille de Zeus, Aphrodite, vient prendre Arès par la main et cherche à l'emmener. Il gémit sans arrêt ; il a peine à rassembler son courage. Mais Héra aux bras blancs a vu Aphrodite. Brusquement, à Athéna, elle adresse ces mots ailés : «Gare ! fille de Zeus qui tient l'égide, Infatigable ! voici encore la mouche à chien qui veut emmener Arès, ce fléau des hommes, hors du combat cruel à travers la mêlée. Cours à sa poursuite.» Elle dit ; Athéna s'élance derrière elle, le coeur plein de joie ; elle attaque, en frappant en pleine poitrine, de sa forte main. Aphrodite ne va pas plus loin : elle a les genoux et le coeur rompus. Les voilà tous deux étendus sur la terre nourricière et, triomphante, Athéna dit ces mots ailés : «Tel soit le sort de tous les protecteurs de Troie, s'ils combattent les guerriers d'Argos avec l'impudence et l'audace de cette Aphrodite qui se porte au secours d'Arès, en affrontant ma fureur ! »

Homère, Iliade, XXI, v. 416-431



Aphrodite