la lyre et la flûte


Hermès sut le premier fabriquer des instruments de musique avec la tortue qu'il rencontra [...] Il lui tint ce langage : " [...] Tu es carapace aux reflets changeants, une tortue qui vit dans la montagne. Eh bien ! je vais te prendre, et t'emporter dans ma maison [...] une fois morte tu pourrais chanter fort bien".

[...] Alors, retournant la bête, avec un burin de fer mat il arracha la moelle de vie à la tortue des montagnes [...] Il tailla des tiges de roseau à la juste mesure, et les fixa en traversant dans le dos l'écaille de la tortue. Puis avec l'intelligence qui est la sienne, il étendit sur le pourtour une peau de boeuf, adapta deux bras joints par une traverse, et tendit sept cordes harmonieuses en boyau de brebis.

Homère, Hymne à Hermès, I, 25-53


Hermès offre la cithare à Apollon

" Eh bien puisque ton coeur te pousse à jouer de la cithare, chante, joues-en, sois tout à ce plaisir que tu reçois de moi : [...] Prends en main cette compagne harmonieuse, et chante.

Avec un coeur serein, apporte aux festins fleuris, aux danses gracieuses et aux fêtes bruyantes la joie du jour et de la nuit."

[...] A ces mots, il lui tendit la cithare ; Phoïbos Apollon l'accepta, puis il donna à Hermès un fouet brillant, et lui confia la garde du troupeau [...] Tenant la cithare à sa gauche, le noble fils de Léto, Apollon, le Seigneur Archer, en éprouvait les cordes avec un plectre, selon la mélodie : et la lyre, sous ses doigts, rendit un son formidable, cependant que le dieu chantait doucement de sa belle voix.

Homère, Hymne à Hermès, I, 475-502.


Apollon