Arès excite les Troyens au combat après la chute d'Énée.

[...] les Troyens, comme les divins Achéens mutuellement déchirent, autour de leurs poitrines, boucliers de cuir ronds et rondaches légères. Lors Phoebos Apollon ainsi parle à l'ardent Arès :
" Arès, Arès, fléau des hommes, buveur de sang, assailleur de remparts, voudrais-tu pas aller écarter du combat l'homme que tu vois, le fils de Tydée ? À cette heure il abattrait Zeus Père même. Il a d'abord approché et blessé Cypris au poignet, puis s'est jeté sur moi, pareil à un dieu." Il dit. [...] Le funeste Arès part exciter les rangs troyens, sous les traits d'Acamas, impétueux chef des Thraces. Aux Priamides issus de Zeus ensuite il ordonne :
"Fils de Priam, le roi issu de Zeus, jusques à quand laisserez-vous les Achéens tuer votre monde ? Attendez-vous donc qu'ils combattent autour de vos portes solides ? Voici à terre le guerrier que nous honorions à l'égal du divin Hector, Énée, le fils du magnanime Anchise. Allons ! sauvons de la bagarre notre brave compagnon." Il dit et stimule la fougue et l'ardeur de tous.

Homère, Iliade, V, v. 451-470


Arès