Avant les combats

Les circonstances dans lesquelles les chefs de la guerre de Troie décident d'engager les combats peuvent nous surprendre : c'est à la suite d'un songe - une invitation de Zeus à prendre les armes au plus vite (Homère, Iliade) - qu'Agamemnon, au début de l'Iliade, réunit le Conseil des vieillards, qui conclut, par la voix de Nestor, qu'il faut prendre au sérieux l'avertissement divin, et convoquer immédiatement une assemblée, pour convaincre tous les Achéens de reprendre la lutte ; la foule se laisserait aisément persuader qu'il est vain de poursuivre le combat si Ulysse n'évoquait un ancien songe dont le devin Calchas avait donné l'interprétation : les Achéens ne l'emporteraient sur les Troyens qu'à la dixième année de guerre : tous aussitôt applaudissent à l'avis du roi d'Ithaque.

Si la prudence l'exige, les Achéens envoient quelques espions en reconnaissance des lignes ennemies ; s'ils viennent à rencontrer les espions troyens, ils seront sans pitié les uns pour les autres (Homère, Iliade).

Une fois la décision prise de passer à l'attaque, chacun rejoint sa nef avec ses compagnons, et, comme l'a ordonné Agamemnon, s'empresse de préparer ses armes, de vérifier le bon état des chars, de nourrir généreusement ses chevaux. Chaque peuple adresse séparément des prières à ses dieux tutélaires et procède à des sacrifices ; enfin est servi un copieux repas, où sont partagés les morceaux autorisés de la bête sacrifiée (Homère, Iliade).

La fête terminée, le chef suprême fait appeler par les hérauts l'ensemble des troupes pour une revue ; il encourage les uns en les félicitant de leur bonne tenue, de leur courage légendaire, il réprimande les autres pour les stimuler .

Les armées sont alors prêtes pour le combat ...


l'armée à l'époque homérique