Les mêlées dans la plaine

Vers la masse plus désordonnée des Troyens s'avancent en silence les Achéens, une nuée de fantassins rangés par "clan" (phratra, groupe de familles à l'intérieur d'un peuple) et par "pays" (phylon) ; chacun suit son chef. C'est "une multitude magnifique" qui prend position en face des ennemis, "solide comme un mur" (néanmoins, il faut le rappeler, personne n'organise le déroulement de la bataille, comme pouvait le faire Napoléon) (Homère, ).
Soudain, les Grecs et les Troyens se mettent à pousser des cris, à proférer des milliers d'injures les uns contre les autres (ce qu'ils continuent à faire pendant le combat), les rangs s'ébranlent dans un nuage de poussière avant de se ruer contre l'adversaire.

Les uns lancent des flèches, les autres des pierres, d'autres achèvent les mourants ... pendant que les chefs, à proximité de leur char gardé par son conducteur, s'ingénient à abattre les plus redoutables de leurs ennemis (Homère, Iliade ; Rabelais, Gargantua). Si l'un ou l'autre tombe, son vainqueur essaie de le dépouiller de ses armes et d'empêcher les siens de ramener le cadavre dans son camp, généralement au prix d'une lutte acharnée. Quand les pertes d'un côté sont trop nombreuses, on fuit honteusement.


l'armée à l'époque homérique