De la jeunesse à la conquête de la Gaule (100-58)


Caius Iulius Caesar naît à Rome en 100, le 13 du mois Quinctilis, appelé plus tard Iulius (d'où notre mois de Juillet) en son honneur. Il appartient à l'illustre gens Iulia qui prétendait descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus. Brillant élève de l'école mais aussi du gymnase, il appartient à la jeunesse dorée de Rome et prend des allures de dandy (Suétone, César). Il est soutenu dans ses débuts en politique par le souvenir de son oncle Marius. Il fait ses premières armes en Asie où il a, un jour, l'occasion de se venger, avec une rapidité foudroyante, de pirates qui l'avaient rançonné (Suétone, César).

Élu questeur en 68 (Suétone, César), édile en 65 (il donna alors des jeux d'une somptuosité inouïe qui le ruinèrent) (Suétone, César), il est préteur en 63 et il essaie, lors de la conjuration de Catilina, de sauver les conjurés car, à ses yeux, un changement de régime aurait favorisé son ambition. Propréteur en Espagne, il fit une campagne brillante et rétablit sa fortune. En 60, il conclut avec deux hommes politiques importants, Pompée et Crassus, une convention secrète (c'est le premier triumvirat) selon laquelle il devait être nommé consul l'année suivante. Il le fut effectivement et exerça quasi seul sa magistrature (Suétone, César); il resserra ses liens avec Pompée en faisant épouser à celui-ci sa fille unique, Julia. Pour se faire bien voir du peuple, il fait voter une loi agraire qui octroie des terres aux vétérans. A sa sortie de charge on lui confie pour cinq ans le gouvernement de la Gaule cisalpine (= l'Italie du Nord), de l'Illyrie et celui de la Gaule transalpine, c'est-à-dire la Province romaine (= environ la Provence actuelle) et la Narbonnaise. Mais il ne cesse, depuis la Gaule, de surveiller les événements de la politique intérieure, soutenant toujours le parti populaire contre le parti du Sénat (Suétone, César et Plutarque, Vie de César).

La conquête de la Gaule La guerre civile De Pharsale à la mort César