La conquête de la Gaule (58-52)


Elle est entreprise sur un prétexte : les Helvètes prétendent traverser la Province romaine pour aller en Saintonge. César leur barre la route et en deux ans, marqués par des victoires retentissantes, notamment sur le chef germain Arioviste, il semble avoir conquis la Gaule entière; sa célébrité à Rome est alors immense : on lui vote quinze jours d'actions de grâces... (César, Guerre des Gaules) Cependant il n'omet pas de renouveler son alliance avec Crassus et Pompée, lors de l'entrevue de Lucques en 56 : César est maintenu dans son gouvernement (Cicéron, Sur les provinces consulaires) et la question de son remplacement ne doit pas se poser avant l'année 50.

De 56 à 52 César consolide l'autorité de Rome en Gaule, en multipliant les actions militaires mais aussi en jouant sur les rivalités entre les différents peuples gaulois. Il passe au-delà du Rhin, débarque même en Bretagne ( = la Grande Bretagne actuelle), frappant de plus en plus ses concitoyens d'étonnement et d'admiration, même si un Caton ose signaler ses actes de cruauté(Plutarque, Vie de Caton d'Utique). Cependant peu à peu la révolte s'organise en Gaule et Vercingétorix, un chef arverne (= de l'Auvergne) unifie la résistance nationale. César s'empare d'Avaricum (Bourges), mais subit un échec à Gergovie (près de Clermont-Ferrand); la lutte décisive se livre autour d'Alésia (que l'on situe assez généralement en Bourgogne), où la résistance gauloise est abattue mais non sans mal et après un très long siège qui a exigé d'importants travaux d'investissement, remarquables d'ailleurs (César, Guerre des Gaules et Michelet, Histoire romaine). Les dernières résistances sont brisées à Uxellodunum ( = sans doute Luzech, dans le Lot).

De la jeunesse à la conquête de la Gaule La guerre civile De Pharsale à la mort César