Un jeune avocat qui ose s'attaquer à un puissant du jour (Chrysogonus, protégé de Sylla).


“ J'ai remarqué, messieurs les juges, qu'il (= l'accusateur de Roscius) plaisantait et s'occupait d'autre chose jusqu'au moment où j'ai prononcé le nom de Chrysogonus; dès que je l'ai mentionné, mon homme s'est levé aussitôt, il a paru étonné. J'ai compris ce qui l'avait piqué. Je prononçais le nom une deuxième fois, puis une troisième. Alors des gens ne cessèrent de courir çà et là pour aller annoncer, je crois, à Chrysogonus qu'il existait quelqu'un parmi les citoyens qui avait l'audace de parler contrairement à ses désirs, que le procès se déroulait autrement qu'il ne pensait; [...] que son crédit, son pouvoir, on n'en tenait pas compte; que les juges écoutaient attentivement, que le peuple jugeait l'affaire indigne..”

Cicéron, Pro Roscio Amerino, 59-60 (traduction E. Girard)


De la naissance au consulat