Portrait de Catilina


Pendant la campagne électorale de 64 pour les élections au consulat de 63, Quintus rassure son frère sur ses chances d'être élu en brossant le potrrait-charge des différents candidats

Cet autre candidat ? Dieux bons ! Quelle allure éclatante ! D'abord, il est, lui aussi, noble; sa fortune est-elle plus grande ? Non. Mais sa valeur, que si ! Et pourquoi ? Parce que l'autre (=Antonius, autre candidat) a peur de son ombre, mais lui ne craint même pas les lois. Il est né dans la gêne familiale, a été élevé au milieu des débauches de sa soeur, s'est affermi par le meurtre de citoyens : son entrée en politique, ce fut le meurtre de chevaliers romains. [...] Parmi ceux-ci un homme excellent, Q. Caecilius, le mari de sa soeur [...], n'appartenant à aucun parti, d'un naturel toujours pacifique et encore plus à l'âge qu'il avait atteint : eh bien ! il l'a tué de ses propres mains.

Quintus Cicéron, Commentariolum petitionis (traduction E. Girard)


De la naissance au consulat