Conclusion


Cicéron fut sans doute un très grand avocat et ses plaidoyers sont, pour la plupart, des modèles du genre. Toutefois, ce n'est peut-être pas son éloquence d'avocat qui nous touche le plus aujourd'hui; nous préférons plutôt découvrir un homme qui n'a cessé de réfléchir pour comprendre les événements qu'il vivait. Comme homme politique, s'il a effectivement sauvé l'État romain en écrasant la conjuration de Catilina, il a surtout désespérément tenté de sauver les valeurs républicaines et la liberté en pratiquant la “concordia” entre les différentes classes de citoyens et en s'opposant à la dictature de César ou d'Antoine. Il s'est interrogé sur la meilleure forme de gouvernement mais aussi sur la formation du citoyen, formation intellectuelle aussi bien que morale. Il s'est interrogé enfin sur la philosophie individuelle et c'est à travers sa pensée humaniste que Cicéron est venu jusqu'à nous. Érasme, au début du XVIème siècle, a pu affirmer : “ Il n'est pas vraiment cicéronien celui qui ne parle pas de manière appropriée, qui ne comprend pas à fond ce dont il parle, qui ne ressent pas dans son âme ce que concernent ses paroles.”

De la naissance au consulat Du consulat jusqu'à l'exil De l'exil à la mort Cicéron