Extension du droit de cité sous l'Empire


L'empereur Claude accorda le droit de cité aux Gaulois ; dans un discours, il justifie cette extension de la civitas par l'exemple de la tradition

Mes ancêtres, dont le plus ancien, Clausus, originaire de la Sabine, fut admis en même temps au droit de cité romaine et au rang des familles patriciennes, m'exhortent à prendre des mesures semblables pour l'administration de l'Etat, en transférant ici ce qu'il a pu y avoir quelque part d'excellent.

En effet, je n'ignore pas que les Julii sont venus d'Albe, les Coruncanii de Camerium, les Porcii de Tusculum, et, sans fouiller les temps anciens, que d'Etrurie, de Lucanie et de l'Italie entière nous avons fait venir des sénateurs, qu'enfin les bornes de cette contrée elle-même furent portées jusqu'aux Alpes, pour que non seulement des individus à titre personnel, mais des pays, des nations se fondissent dans notre peuple.

Alors la paix fut solide à l'intérieur ; et nous eûmes face à l'étranger une situation florissante, quand les Transpadans furent accueillis dans la cité, quand, sous le couvert de nos légions établies dans tout l'univers, par l'admission des provinciaux les plus vigoureux, il fut remédié à l'affaiblissement de l'empire.

Regrette-t-on que d'Espagne les Balbi, de Gaule Narbonnaise des hommes non moins distingués aient passé chez nous ? Leur postérité demeure et son amour pour cette patrie ne le cède pas au nôtre.

Tacite, Annales, XI, 24, 1-4


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