(Sur les affranchis du festin de Trimalcion)


"Garde-toi de les mépriser. Ils sont rudement cossus. Tu vois celui-là, qui est couché le dernier du dernier banc aujourd'hui il possède ses huit cent mille sesterces. Il est parti de rien. Il n'y a pas si longtemps qu'il coltinait du bois. Mais, à ce qu'on raconte - moi, je n'en sais rien, mais on me l'a dit - il a réussi à attraper le bonnet d'un Incube (sorte de démon qui abusait des femmes pendant leur sommeil), et il a trouvé ainsi un trésor. Moi, je ne suis jaloux de personne, quand un dieu vous fait un cadeau. Mais il a la joue encore chaude (allusion au soufflet dont on frappait la joue de l'esclave au moment de son affranchissement), et il veut se donner du bon temps. Aussi vient-il de mettre une affiche avec cette inscription : "C. Pompeius Diogenes met en location sa mansarde à partir des calendes de juillet ; pour lui, il a acheté une maison".

Pétrone, Satiricon, 38


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