Le Raisonnement juste fait devant le jeune Phidippide l'éloge de l'ancienne éducation qu'il oppose à la nouvelle éducation.


[...] brillant et frais comme une fleur, tu passeras ton temps dans les gymnases, au lieu de débiter sur l'Agora des bavardages épineux, sans queue ni tête, comme on fait aujourd'hui, ou de te démener à propos d'une petite affaire toute de chicane, contestation, rouerie.

Tu descendras à l'Académie où, sous les oliviers sacrés, tu prendras ta course, couronné de léger roseau, avec un ami de ton âge, fleurant le smilax, l'insouciance et le peuplier blanc qui perd ses chatons, jouissant de la saison printanière, quand le platane chuchote avec l'orme. Si tu fais ce que je te dis et y applique ton esprit, tu auras toujours la poitrine robuste, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, la fesse grosse, la verge petite.

Mais si tu pratiques les moeurs du jour, d'abord tu auras le teint pâle, les épaules étroites, la poitrine resserrée, la langue longue, la fesse grêle, la verge grande ...la proposition de décret longue ; il te fera tenir pour honnête ce qui est honteux et pour honteux ce qui est honnête.

 Aristophane, Les Nuées, 1002-1021


L'éducation nouvelle