L'éducation à Athènes


L'éducation à Athènes est très différente de celle qui se pratique à Sparte :
Au cours du VIe siècle, elle a perdu tout aspect militaire. La préparation à la guerre n'est plus assurée qu'indirectement par le sport. De plus, l'état n'intervient pas dans l'éducation, qui est laissée à l'initiative privée des individus.

Au début du Ve siècle, presque tous les Athéniens savent lire, ce qui est d'ailleurs indispensable pour que puissent fonctionner certaines procédures démocratiques, celle de l'ostracisme par exemple. Les pièces d'Aristophane ne mettent en scène aucun illettré. Même le grossier charcutier des Cavaliers connaît ses lettres, même Strepsiade, le paysan inculte qui vient au "pensoir" de Socrate pour apprendre à tromper ses créanciers , est capable de faire ses comptes tout seul.

Pourtant, il n'y a pas d'obligation scolaire à Athènes, seule la coutume oblige le père de famille à envoyer ses enfants à l'école. Les différents maîtres sont payés directement par les familles et reçoivent les élèves dans un local qui leur appartient. Les enfants de famille pauvre quittent donc l'école beaucoup plus tôt que ceux des familles aisées .

Enfin, l'éducation n'est pas restée figée comme à Sparte. En 429, sous l'influence des sophistes, elle a suffisamment changé pour qu'Aristophane, dans Les Nuées, puisse faire un éloge nostalgique de l'éducation ancienne (voir activités 1) qu'il oppose à la nouvelle éducation.

  

éducation

La vie dans la cité et hors de la cité

Musée Vivant de l'Antiquité