L'éphébie attique au IV °s avant J.C.


Ces chefs (élus par le peuple Athénien), après avoir réuni les éphèbes, commencent par faire avec eux la tournée des sanctuaires puis se rendent au Pirée où ils tiennent garnison, les uns à Munichie, les autres à l'Actée. Le peuple nomme encore à mains levées deux instructeurs (pédotribes) et des maîtres spéciaux qui leur apprennent à combattre comme hoplites, à tirer de l'arc, à lancer le javelot, à manoeuvrer la catapulte.

Il est alloué à chacun des sophronistes (1) une drachme par jour pour sa nourriture, et aux éphèbes quatre oboles par tête. Le sophroniste reçoit l'argent pour les éphèbes de sa tribu et achète ce qu'il faut pour la nourriture commune de tous ; car ils prennent leurs repas par tribu. Il a soin de tout ce qui les concerne.

Ils passent ainsi la première année de l'éphébie. La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue pour les manoeuvres de compagnie. Ils reçoivent alors de l'état un bouclier rond et une lance, font des marches militaires dans le pays et tiennent garnison dans les forts. Pendant ces deux années de garnison, ils sont exempts de toute charge. A l'expiration des deux années ils sont désormais confondus avec les autres citoyens.

Aristote, Constitution d'Athènes, XLII

(1) Chacun des dix sophronistes élus par le peuple à raison d'un par tribu est chargé d'encadrer les éphèbes de sa tribu


éducation hellénistique