Horace rend hommage à son père


Si, pour faire mon éloge, ma vie est nette et sans reproche, si je suis cher à mes amis, je le dois à mon père, qui, pauvre d'un maigre petit bien, ne voulut pas m'envoyer à l'école de Flavius, où les nobles enfants issus des nobles centurions, leur boite à casier et leur planchette suspendues à l'épaule gauche, allaient, payant aux Ides huit écus de bronze. Dès mon enfance, il ne craignit pas de me transporter à Rome pour m'y faire donner l'instruction que ferait donner à sa progéniture un chevalier, un sénateur [...] Mon père lui-même, gardien incorruptible, m'accompagnait partout chez les maîtres. Bref, il conserva ma pudeur, cette première parure de la vertu, à l'abri, je ne dis pas seulement de toute action, mais même de toute imputation honteuse.

Horace, Satires, I, 6, 81-85 passim


L'EDUCATION DANS L'ANCIENNE ROME