C'était le plus souvent l'éloge de ceux qui étaient morts pour Sparte, dont on vantait le bonheur, et la critique des lâches dont on peignait la vie pénible et malheureuse ; c'était aussi, suivant l'âge des chanteurs, l'engagement de se montrer vertueux ou l'affirmation orgueilleuse de l'être. [...] Dans les fêtes, on formait trois choeurs correspondant aux trois âges. Celui des vieillards chantait le premier : "Nous fûmes autrefois des guerriers valeureux".
Celui des hommes dans la force de l'âge répondait : "Nous le sommes ; fais en l'épreuve si tu veux." Et le troisième, celui des enfants : "Nous, nous serons un jour bien supérieurs encore."
Plutarque, Lycurgue, XXI, 1-3