Apollon sauve son fils


La fille de Phlégyas, le bon cavalier, n'avait point encore porté son fils jusqu'au terme normal, avec le concours d'Ilythie, protectrice des mères, quand, domptée par l'arc d'or d'Artémis, en sa chambre, elle descendit dans la demeure d'Hadès, par la volonté d'Apollon . [...] Elle l'avait dédaigné, dans l'égarement de son coeur ; elle avait consenti à une autre union. [...] Mais elle ne put échapper au regard du dieu ; [...] il apprit la trahison [...]

Mais quand les parents eurent mis la jeune fille sur le bûcher dressé comme un mur et que la flamme d'Héphaistos l'eut entourée, Apollon déclara : "Mon coeur ne souffrira pas plus longtemps que je laisse périr un fils de mon sang d'une mort lamentable et qu'il partage le destin affreux de sa mère." Il dit et, du premier pas il atteignit l'enfant et le ravit au cadavre ; devant lui s'entrouvraient les flammes. Alors il le porta au centaure de Magnésie et le lui confia pour qu'il lui enseignât à guérir les douloureuses maladies des hommes.


Pindare, Pythiques, 3, v.14-80 passim.

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