Le sort des prisonniers



Plutarque dit que, dans la guerre des Gaules, César fit un million de tués et autant de prisonniers (Vie de César, 15). César lui-même nous dit quel sort leur fut parfois réservé.
Les Atuatuques (=peuple habitant une partie de la Belgique actuelle, à l'est de Namur), s'étant rendus coupables d'une traîtrise, César les châtie.
Le lendemain nous enfonçâmes les portes que ne défendait plus personne ; nos soldats pénétrèrent dans la ville, et César fit tout vendre à l'encan en un seul lot. Il sut par les acheteurs que le nombre des têtes était de 53000.
César, Guerre des Gaules II, XXXIII
Aussi se rendirent-ils (= les Vénètes vaincus, qui ne "savaient plus où se réfugier ni comment défendre leurs villes") à César corps et biens. Celui-ci résolut de les châtier sévèrement pour qu'à l'avenir les barbares fussent plus attentifs à respecter le droit des ambassadeurs. En conséquence, il fit mettre à mort tous les sénateurs et vendit le reste à l'encan..
César, Guerre des Gaules III, XVI
Après la reddition de Vercingétorix.
Il (=César) met à part les prisonniers héduens et arvernes, pensant se servir d'eux pour regagner ces peuples, et il distribue les autres à l'armée entière, à titre de butin, à raison d'un par tête.
César, Guerre des Gaules VII, LXXXIX
N.B. Vercingétorix fut jeté dans les fers, transporté à Rome, montré au peuple au cours du triomphe de César (26 septembre 46), puis étranglé dans la prison du Tullianum,

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