Un jugement sévère sur Caton


Il (= Caton) dit aussi qu'ayant acquis par héritage un tapis brodé de Babylone, il le vendit aussitôt ; qu'aucune de ses fermes n'était crépie à la chaux ; que jamais il n'acheta d'esclave au-dessus de quinze cents drachmes, n'ayant pas besoin de beaux serviteurs de luxe mais de travailleurs et d'hommes solides, par exemple de palefreniers et de bouviers. Même ceux-là, quand ils étaient devenus vieux, il croyait devoir les vendre et ne pas les nourrir inutilement (...).
Plutarque, Caton l'Ancien, 4,5
Pour moi, chasser et vendre, comme des bêtes de somme, les serviteurs devenus vieux, dont on a tiré tout le profit possible, c'est le fait d'un caractère trop dur et de quelqu'un qui n'imagine pas d'autres liens entre les hommes que ceux de l'intérêt
Plutarque, Caton l'Ancien, 5, 1


La familia rustica