Les relations des maîtres et des esclaves. Les révoltes d'esclaves.


La nature des rapports maîtres/esclaves a varié infiniment au cours des siècles selon le statut social du maître, son genre de vie, sa personnalité, selon les régions, les circonstances historiques. Il y eut sans doute des esclaves qui ont mené une existence paisible, heureuse même (Juvénal, Satires, déjà cité) mais, pour la très grande majorité d'entre eux, ce ne fut certainement pas le cas, comme l'attestent d'innombrables témoignages (Juvénal, Satires).

Ceux qui travaillaient dans les mines, par exemple, ont connu un sort atroce ; la plupart des gladiateurs n'avaient guère d'autre perspective que la mort dans un combat.

Les révoltes , qu'elles n'aient concerné qu'une familia ou qu'elles se soient étendues à une vaste région voire à une province entière, ne peuvent s'expliquer que par la conscience que les esclaves ont pris de leur condition malheureuse et qu'ils ne pouvaient y échapper par une autre voie.

Les écrivains nous ont relaté le dévouement dont ont fait preuve des esclaves à l'égard de leur maître (certains allant même jusqu'à sacrifier leur vie), ils nous ont rapporté aussi des cas d'assassinat d'un maître cruel par ses esclaves ( Sénèque, Des Bienfaits, Pline le Jeune, Lettres) Les rapports étaient fondés très souvent sur la crainte réciproque que maîtres et esclaves éprouvaient les uns pour les autres. Sous l'Empire, les maîtres étaient à la merci d'une dénonciation d'un complot réel ou imaginaire, pour laquelle les esclaves recevaient une récompense (Pline le jeune, Lettres).

Nous nous intéresserons surtout aux grands mouvements qui ont ébranlé le pouvoir romain en Sicile et en Italie. Ce ne sont pas des cas uniques mais ils présentent un intérêt particulier par leurs causes et leur extension, par les hommes qui y ont participé. Il y eut deux grandes révoltes en Sicile, la première a duré de 139 à 134 (ou 132?) av. J.C., la seconde de 104 à 101 (ou 100?) av. J.C.. La révolte de Spartacus s'est déroulée, en Italie du Sud de 73 à 71 av. J.C.

L'ESCLAVAGE A ROME