Le Stoïcisme


Le fondateur de l'école stoïcienne est Zénon, qui a vécu à la fin du IVe siècle av. J.- C. Chrysippe, au milieu du IIIe siècle, lui a donné un nouvel élan Nous connaissons mal l'histoire de l'école dans les siècles qui ont suivi mais la doctrine est toujours vivante et très bien représentée dans l'Empire romain au Ier et au IIe siècles après J.-C., aussi bien par des penseurs qui écrivent en grec. (Épictète et Marc Aurèle) qu'en latin (Sénèque). Les Stoïciens ont élaboré une physique, une théorie de la connaissance et une morale. C'est ce dernier point qui nous intéresse ici.

En résumant à l'extrême, le sage stoïcien s'attache à pratiquer la vertu qui consiste, en conformité avec la raison, à rechercher non seulement ce qui est bon pour lui, action qui est commune à toutes les philosophies antiques, mais ce qui est bon sur le plan moral, comme le ferait la divinité. Distinguant les choses qui ne dépendent pas de nous, comme la fortune, la condition dans laquelle on naît, la santé, etc. et les choses qui dépendent de nous (la pratique du bien, l'accomplissement de ce que l'on appelle le devoir), il se montre indifférent à l'égard des premières - ce qui ne signifie pas pour autant qu'il ne vaille pas mieux être en bonne santé que malade, vivre dans l'aisance que dans la pauvreté - et n'accordent de valeur qu'aux secondes. Ainsi, on n'imagine pas que le sage puisse ne pas se montrer humain à l'égard d'autrui, ne pas témoigner de la bienfaisance à son prochain. Le maître traitera donc humainement son esclave, éventuellement il l'affranchira, son action ne visera pas nécessairement à abolir l'esclavage.

Il serait injuste d'affirmer que seuls les Stoïciens ont considéré les esclaves comme des êtres humains et les ont traités avec humanité. Les Épicuriens admettaient dans leur école la présence des esclaves et des femmes.

L'ESCLAVAGE A ROME