Le Christianisme


Le Christianisme proclame l'égalité de tous les hommes. Le fils de Dieu est venu dans ce monde pour les sauver tous, non pas dans la personne d'un puissant, prince, roi, empereur, ou d'un riche mais dans celle d'un humble, qui a vécu avec des humbles, s'entourant de disciples issus des classes les plus pauvres. Innombrables sont les textes du Nouveau Testament qui affirment l'abolition des distinctions entre les hommes et leur égale dignité devant Dieu (Évangiles, Épîtres de Saint Paul). Cependant, le Christ n'enjoint pas aux politiques de bouleverser l'ordre établi. "L'établissement du christianisme ne produira donc point, dans l'ordre social, un brusque renversement des choses établies (...) : c'est devant Dieu que les hommes sont égaux ; c'est en Dieu que se trouve la source de la vraie liberté" (Henri Wallon). Il faudra une transformation progressive des moeurs pour que la révolution que postule le christianisme s'inscrive dans la loi. Cette thèse d'un adoucissement progressif du sort des esclaves sous l'Empire est celle d'H. Wallon et d'autres historiens. Elle est remise en question par certains et par le préfacier même de la réimpression de l'oeuvre d'H.Wallon (J.C Dumont). On attend de la recherche à venir, dégagée de toute idéologie aussi bien religieuse qu'hostile à la religion- qu'elle permette d'y voir plus clair.

L'ESCLAVAGE A ROME