Evandre


Parmi les Pléiades Maia surpassait, dit-on, ses soeurs en beauté et elle reçut dans son lit le grand Jupiter. Elle mit au monde, au sommet du Cyllène couvert de cyprès, celui qui de son pied ailé, parcourt les routes du ciel (Mercure). Les Arcadiens lui rendent le culte lui est dû, ainsi que l'impétueux Ladon (rivière d'Arcadie) et l'immense Ménale (montagne d'Arcadie) - ce pays que l'on croit plus ancien que la lune.

Exilé d'Arcadie, Evandre était venu aux champs du Latium et avait apporté ses dieux, embarqués avec lui. Là où est aujourd'hui Rome, capitale du monde, il n'y avait que des arbres, des pâturages, un peu de bétail et de rares cabanes ; quand on fut arrivé là : "Arrêtez !" dit la mère d'Evandre, qui connaissait l'avenir. "Cette campagne sera le siège d'un empire." Le héros de Nonacris (= montagne d'Arcadie) obéit à sa mère, la prophétesse ; il enseigna à ces peuples de nombreux cultes, mais d'abord celui de Faunus aux deux cornes et celui du dieu aux pieds ailés.

"Faunus, dieu à moitié bouc, tu es honoré par les Luperques vêtus de leurs pagnes, quand leurs lanières purifient les rues pleines de monde mais c'est toi, inventeur de la lyre courbe, patron des voleurs qui as donné à ce mois le nom de ta mère (mai). Et ce n'est pas la première oeuvre de ta piété filiale : on pense que tu as donné à la lyre sept cordes parce que c'est le nombre des Pléiades".

Ovide, Les Fastes, V v. 85 - 106

N.B. : On voit que la légende ici rapportée sur Evandre diffère de celle de la fiche Faunus.


Faunus