Le point de vue de Chrysale


Dans Les Femmes savantes, Philaminthe pousse le culte de la grammaire jusqu'à l'extravagance : elle n'hésite pas à renvoyer sa domestique pour une faute de français. Elle ressemble à la femme savante, évoquée et raillée par Juvénal .

Chrysale, le mari de Philaminthe, excédé par les "femmes savantes" qui l'entourent, évoque avec nostalgie les temps antiques :

Il n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes,
Qu'une femme étudie et sache tant de choses.
Former aux bonnes moeurs l'esprit de ses enfants,
Faire aller son ménage, avoir l'oeil sur ses gens,
Et régler la dépense avec économie,
Doit être son étude et sa philosophie.
Nos pères, sur ce point étaient gens bien sensés,
Qui disaient qu'une femme en sait toujours assez
Quand la capacité de son esprit se hausse
A connaître un pourpoint d'avec un haut de chausse.
Les leurs ne lisaient point mais elles vivaient bien ;
Leurs ménages étaient tout leur docte entretien.
Et leurs livres, un dé, du fil et des aiguilles,
Dont elles travaillaient au trousseau de leurs filles.

Molière, Les Femmes Savantes, II, 7, v.571-584

Quels rôles Chrysale assigne-t-il aux femmes ?

Son point de vue ressemble-t-il à celui des Anciens ?

A quels textes cités dans les fiches sur le mariage cette tirade peut elle faire penser ?


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