L'avis de Clitandre


Clitandre, futur gendre de Chrysale, exprime, sur l'éducation des femmes, un avis plus nuancé :

Je consens qu'une femme ait des clartés de tout ;
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d'être savante ;
Et j'aime que souvent, aux questions qu'on fait,
Elle sache ignorer les choses qu'elle sait ;
De son étude enfin je veux qu'elle se cache,
Et qu'elle ait du savoir sans vouloir qu'on le sache,
Sans citer les auteurs, sans dire de grands mots,
Et clouer de l'esprit à ses moindres propos.

Molière, Les Femmes Savantes, I, 3, v.218-226

Clitandre reconnait aux femmes un droit à l'instruction mais dans certaines limites. Précisez ces limites.


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