Le pouvoir d'une mère


Le général romain Coriolan a trahi sa patrie et marche sur Rome à la tête d'une armée de Volsques. Un long cortège de femmes romaines, ayant à sa tête Véturie et Volumnie, sa mère et son épouse, se présente alors devant lui.

Coriolan, bouleversé et comme affolé, s'élança de son siège au-devant de sa mère pour l'embrasser ; mais elle, passant des prières à la colère : "Attends avant de m'embrasser", lui dit-elle. "Je veux savoir si je suis chez mon ennemi ou chez mon fils ; si, dans ton camp, je suis ta captive ou ta mère. Voilà donc jusqu'où mon âge et ma funeste vieillesse m'ont amenée : à te voir exilé, à te voir notre ennemi !

[...] A la vue de Rome, tu ne t'es donc pas dit : "Derrière ces murs, il y a ma maison et mon foyer, ma mère, ma femme et mes enfants ?"

Tite Live, Histoire romaine, II, 40, 5-7

Vaincu par les reproches et la douleur de sa mère, Coriolan renonce à attaquer Rome


Condition de la femme à Rome