Tacite regrette l'époque républicaine


Autrefois, dans chaque famille, le fils, né d'une mère chaste, était élevé, non pas dans la chambre étroite d'une nourrice achetée, mais dans le sein et les bras d'une mère, qui faisait avant tout sa gloire de rester chez elle et d'être l'esclave de ses enfants.

[...] Et ce n'était pas seulement les études et les devoirs, mais aussi les distractions et les jeux de ses enfants que la mère réglait avec autant de vertu que de pudeur. C'est ainsi, nous apprend l'histoire, que Cornélia a dirigé l'éducation des Gracques, Aurélie celle de César, Atia celle d'Auguste, et qu'elles ont élevé ces enfants de grande maison.[...]

Aujourd'hui au contraire, aussitôt né, l'enfant est abandonné à je ne sais quelle servante grecque, à laquelle on adjoint un ou deux esclaves pris au hasard, généralement sans valeur morale et impropres à tout emploi sérieux.

Tacite, Dialogue des Orateurs, 28, 29


Condition de la femme à Rome