Discours de Caton pour le maintien de la loi Oppia


(loi votée pendant la deuxième guerre Punique pour associer les femmes à l'effort de guerre)

Nos ancêtres ont voulu que les femmes ne pussent conclure aucune affaire, fût-elle d'ordre privé, sans la garantie d'un tuteur ; qu'elles fussent sous la responsabilité de leurs parents, de leurs époux ; et nous, s'il plaît aux dieux, nous voilà déjà en train de tolérer qu'elles s'emparent même de la chose publique, qu'elles se mêlent aux affaires du forum, aux assemblées, aux comices. Que font-elles d'autre, en effet, maintenant, par les rues et les carrefours, que d'appuyer le projet de loi des tribuns de la plèbe, que de décider qu'il faut abroger la loi ? Relâchez les rênes à cette nature qui n'est pas maîtresse d'elle-même et à cette créature indomptée, et espérez qu'elles mettront spontanément un terme à leur licence, si ce n'est pas vous qui vous en chargez !

Tite-Live, Histoire Romaine, XXXIV, 2, 11 sqq


Condition de la femme à Rome