Un époux comblé


Pline le Jeune se félicite d'avoir épousé une jeune fille cultivée, capable d'être sa collaboratrice

Elle a beaucoup de finesse, beaucoup de tenue ; elle m'aime, ce qui est un gage de vertu. Elle ajoute à ces dons le goût des Belles Lettres que lui a inspiré sa tendresse à mon égard. Mes ouvrages sont entre ses mains, elle les lit et les relit, les apprend même par coeur. Que d'angoisse lorsqu'elle me voit à la veille de plaider, quelle joie lorsque c'est chose faite. Elle s'arrange pour être pendant ce temps tenue au courant des approbations, des applaudissements qui m'accueillent, du succès que j'ai eu dans l'affaire. Et quand je donne une lecture publique, elle y assiste d'un lieu voisin, derrière un rideau et épie d'une oreille avide les compliments qui me sont faits.

Pline le Jeune, Lettres, IV, 19, 2-3


Condition de la femme à Rome