Les osselets


Tous les deux (Eros et Ganymède), comme des enfants qui s'entendent bien, s'amusaient avec des osselets en or.

L'un - Eros l'insolent - tenait contre sa poitrine le creux de sa main gauche, déjà tout plein d'osselets ; debout, tout droit, il s'était arrêté ; sur sa joue se répandait une charmante rougeur.

L'autre, tout près, était assis à croupetons ; il ne disait rien, tout honteux. Il avait deux osselets : il lance l'un sur l'autre encore une fois, furieux contre Eros qui riait aux éclats ; eh bien, aussitôt, il perd ces deux-là, en plus des premiers : il s'en va, les mains vides, l'air penaud.

Apollonios de Rhodes, Argonautiques, III, 114 sqq.


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