L'empereur Auguste


On l'accusa également d'être passionné par les meubles de prix et par les vases de Corinthe, et de trop aimer le jeu.

Suétone, Auguste, 70

Sa réputation de joueur ne l'effraya en aucune façon, et il continua de jouer, sans le moindre mystère, afin de se divertir, jusque dans sa vieillesse, et non seulement en décembre. mais aussi durant les autres mois, les jours ouvrables comme les jours fériés. [...]

Dans une lettre autographe, il écrit : " J'ai dîné, mon cher Tibère, avec les mêmes personnes [...] Durant le repas, nous avons joué comme des vieillards, soit. hier soit aujourd'hui: on jetait les dés et chaque fois que l'un d'entre nous amenait le coup du chien ou le six, il ajoutait aux enjeux un denier par dé, et celui qui faisait le coup de Vénus ramassait tout.

La suite du chapitre illustre à l'aide d'autres anecdotes la passion du jeu de l'empereur Auguste et sa libéralité à l'égard de ses adversaires malheureux.

Suétone, Auguste, 71

N.B. : - On jouait avec quatre dés, marqués chacun sur quatre faces. Dans le coup de Vénus, le plus favorable, chacun des dés marquaient un nombre différent. Dans celui du chien, ils portaient tous le même nombre.

- En décembre il était licite de jouer librement. Pendant ce mois, consacré aux distractions, se déroulent les Saturnales qui tiendront une grande place sous l'Empire à partir de Domitien.


Jeux et distractions privés