Eloges mortuaires


Je ne vous ai pas dit lors de notre récente rencontre, que j'ai écrit quelque chose sur votre fils d'abord parce que je l'avais fait non pour vous le dire, mais pour donner satisfaction à mon amitié, à mon chagrin : ensuite parce que vous avez appris, vous du moins Spurinna, comme vous me l'avez dit, que j'avais donné une lecture publique et je supposais que vous aviez appris en même temps le sujet de cette lecture.

Pline le Jeune, Lettres, III, 10,

(Régulus) a décidé de pleurer son fils, il le pleure comme pas un. Il a décidé de faire faire de lui statues et portraits en abondance, il y travaille dans tous les ateliers, il le fait représenter par la couleur, représenter en cire, représenter en bronze, représenter en argent, représenter en or, en ivoire, en marbre, Et lui de son côté vient de lire en présence d'une immense assistance qu'il avait invitée l'éloge de sa vie, l'éloge de la vie d'un enfant ! N'empêche qu'il l'a lu.

Le morceau de plus ayant été copié à des milliers d'exemplaires, il l'a envoyé dans toute l'Italie et dans les provinces ; il a écrit officiellement aux conseillers des villes de choisir celui d'entre eux qui aurait la plus belle voix pour en donner lecture au public : on l'a fait.

Pline le Jeune, Lettres, III, 10, 1-2


les lectures publiques