Lecture de poèmes


[...] J'ai été aujourd'hui dans la salle de lecture de Calpurnius Pison. Il lisait un livre d'Astronomiques, sujet certes savant et magnifique. Le poème est écrit en vers élégiaques coulants et souples et aisés, majestueux en même temps, tels que les demande la matière. Avec le sens de 1'à propos et de la variété, il montait et baissait le ton ; le sublime faisait place au simple, le léger au grave, le sévère au joli, et partout même talent.

Ces qualités étaient mises en valeur par sa voix très agréable et sa voix par sa modestie ; sur son visage, une vive rougeur, une grande timidité, ce qui ajoute du charme à une lecture : car je ne sais pour quelle raison on trouve la timidité plus seyante que l'assurance chez les hommes de lettres.

Pline le Jeune, Lettres, V, 17, 1-3


les lectures publiques