de caractère légendaire ou historique

Le poète Ovide nous donne quelques exemples de spectacles, de caractère légendaire ou historique. Certains sont même l'occasion de prendre un revanche sur des vainqueurs honnis, tel le Parthe.

Tandis qu'on parle, qu'on touche une main, qu'on demande le programme, qu'on parie sur la victoire d'un tel ou d'un tel, on est blessé, on gémit, on sent le trait rapide, on devient soi-même une part du spectacle que l'on regarde.
Quel spectacle ce fut, quand récemment César nous offrit l'image d'un combat naval et mit aux prises les vaisseaux des Perses et ceux des fils de Cécrops ? C'est que de l'une et l'autre mer vinrent les jeunes gens, de l'une et l'autre mer vinrent les jeunes femmes ; la ville contenait le globe tout entier ! Qui n'a trouvé de quoi aimer dans cette foule ? Ah ! combien furent pris aux amours d'étrangères ?
Voici que César se prépare à ajouter ce qui manque à l'univers dompté. Maintenant, extrême Orient, tu seras nôtre !... Parthe, voici ton châtiment, Crassus ensevelis, soyez joyeux, et vous, étendards qui souffrîtes bien tristement les mains barbares. Le vengeur est là, et dès ses premières années se révélant un chef, enfant, il dirige des guerres qui ne sont pas d'un enfant. Épargnez-vous, gens timides, de compter les années des dieux; chez les Césars le courage va plus vite que le temps. Leur génie céleste surgit avant les années et supporte mal le dommage d'une lenteur paresseuse. Il était tout petit, le héros de Tirynthe, quand de ses mains il étouffa les deux serpents; il se montrait dans son berceau digne déjà de Jupiter. Et toi, qui maintenant es aussi un enfant, combien tu fus grand, Bacchus, lorsque l'Inde vaincue a redouté ton thyrse.

Ovide, l'Art d'aimer, I, vers 167-190


Les différents types de spectacles