Splendeur des spectacles


Le poète Calpurnius, qui vit à l'époque de Néron, fait raconter par un jeune paysan, ignorant des choses de la ville, ce qu'il a vu dans l'amphithéâtre.

Pourquoi te rapporter maintenant les spectacles que nous-mêmes nous n'avons pu suffire à contempler dans tous leurs détails ? Tant de toutes parts la splendeur nous frappa : j'étais debout, le regard fixe, et, la bouche ouverte, j'admirais tout cela et je ne me rendais pas encore bien compte de chaque détail, lorsqu'un vieillard, qui par hasard se trouvait juste à ma gauche, vint à me dire : "Quoi d'étonnant, paysan, à ce que tu sois ébahi devant. tant de richesses, toi qui, n'ayant jamais su ce qu'était l'or, ne connais que des cabanes sordides, des huttes et des bicoques ? Regarde-moi, qui suis tout tremblant, avec ma tête toute blanche, et qui ai vieilli dans cette ville ; je n'en reste pas moins stupide devant tout cela : à coup sur, tout ce que nous avons vu les années précédentes est maintenant sans valeur pour nous, et tous les spectacles de jadis sont méprisables. " [...]

Calpurnius, Eglogues, VII, 25 (traduction Guastalla Lescale)


Histoire de ces spectacles