Le Cirque


Le mot désigne l'espace construit dans lequel se déroulent les jeux dits du cirque (circenses).A Rome même. il existe plusieurs cirques dont le plus ancien et le plus imposant est le Circus Maximus, de dimensions colossales : situé dans une dépression entre le Palatin et l'Aventin, il mesurait, après des agrandissements et aménagements successifs six cents mètres de long sur deux cents de large, au deuxième siècle ap. J.C, et il pouvait contenir de deux cent cinquante à trois cent mille spectateurs.

On y assiste à des courses, à des combats de lutteurs, à des exercices de voltige à cheval, qui ont un caractère guerrier, mais surtout à des courses de char pour lesquelles il a été conçu dans sa forme. (Virgile)

Le spectacle dure une journée entière, il est précédé d'une procession qui, sous la conduite du préteur, part du champ de Mars et traverse la Ville, et d'un sacrifice de boeufs. Sous la République, s'affrontent deux écuries, les verts, faction du parti populaire, et les bleus, faction du parti conservateur ce qui exacerbe les passions des spectateurs qui parient en fonction de leurs opinions politiques.

Sous l'Empire deux autres factions, les blancs et les rouges s'adjoignent aux premières. Les attelages font sept tours de piste. Tout l'art des cochers consistait à éviter les accidents (collision avec un concurrent, accrochage d'une borne serrée de trop près) et à ne pas perdre de terrain dans les virages pris trop larges.

Un personnel nombreux travaille pour les écuries mais la gloire revient aux chevaux et aux cochers. Ceux-ci sont souvent de naissance basse, voire servile: ils gagnent des fortunes et acquièrent une renommée immense, dont un accident mortel les prive prématurément.

Les courses font l'objet d'enjeux qui enrichissent ou ruinent les parieurs. Elles accaparent les esprits et les détournent des soucis de la vie quotidienne et de velléités séditieuses, elles concourent au maintien de la tranquillité publique. voulue par les empereurs.


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