Une course de chars


Les chars, dans une course de biges (= chars à deux chevaux), n'ont jamais dévoré la plaine avec plus d'impétuosité quand leur torrent se précipite hors des barrières, ni les cochers plus vivement secoué les rênes ondoyantes sur l'attelage qu'ils viennent de lancer : le corps en avant, ils se penchent pour le toucher du fouet.

Alors la forêt retentit tout entière des applaudissements, des cris, des encouragements de chaque parti, les rivages qu'elle enserre se renvoient les échos, les collines ébranlées tressaillent sous les clameurs.

Virgile, Enéide. V, v. 144-150


le cirque