Que la Nuit me soit propice !

"Ô confidentes si fidèles de mes oeuvres, Nuit et toi, Diane, qui règnes sur le silence à l'heure où s'accomplissent les rites secrets, maintenant, maintenant, assistez-moi, maintenant tournez contre les maisons ennemies votre colère et votre divine volonté. À l'heure où, dans les forêts pleines d'effroi se cachent les bêtes sauvages alanguies d'une douce torpeur, je veux que l'aboiement des chiens de Subure (et puisse tout le monde en rire ! ) dénonce ce vieux galant arrosé du meilleur nard qu'aient pu élaborer mes mains.... Qu'arrive-t-il ? pourquoi n'ont-ils plus leur puissance, les philtres de Médée la Barbare, ceux-là qui, dans sa fuite, l'avaient vengée de son orgueilleuse rivale, la fille du grand Créon, quand cette robe, présent imbibé de sanie, étouffa dans les flammes la nouvelle épousée ? Et pourtant, pas une herbe, pas une racine cachée en des lieux âpres ne m'a échappé."

Horace, Épodes, V, v. 50-68



Les pratiques de la magie dans la littérature latine