S'il m'est infidèle, c'est la faute de la magie.

Il peut m'abandonner sans que j'aie rien fait et garder chez lui une femme que je ne veux pas nommer. [...] Ce n'est pas par ses qualités que ma rivale a triomphé, c'est par ses herbes : la roue en tournant l'enroule de son fil et le mène. Des prodiges comme un crapaud monstrueux, des dépouilles et des tronçons de serpents, voilà ce qui sert à l'attirer, avec des plumes de hibou recueillies sur des tombeaux laissés à l'abandon et la funeste ceinture de laine d'un homme qui s'est pendu.

Properce, Élégies, III, v.21-30 (trad. légèrement modifiée)



Les pratiques de la magie dans la littérature latine