Euterpe

Beaucoup mettent leur plaisir aux camps, aux accents mêlés du clairon et de la trompette, et aux combats, maudits des mères. [...] Moi, le lierre, parure des doctes fronts, me mêle aux dieux du ciel ; moi, le frais bocage, les choeurs légers des Nymphes unis à ceux des Satyres me séparent du peuple, si Euterpe ne fait pas taire ses flûtes, si Polhymnie ne refuse point d'accorder le luth lesbien. Mais si tu me donnes une place parmi les lyriques inspirés, j'irai, au haut des airs, toucher les astres de ma tête.

Horace, Odes, I, 1, v. 24-36


Les Muses