La victoire de Pélops


[ Pélops] voulut obtenir de son père l'illustre Hippodamie. Il alla donc aux bords de la mer blanchissante ; seul, dans l'ombre nocturne, il appela le dieu du trident [...] Pélops lui dit : " Ah ! si les doux présents de Cypris, ô Poseidon, ont quelque charme, enchaîne la lance d'airain d'Oenomaos ; conduis-moi sur ton char le plus rapide au pays d'Elis et mène-moi à la victoire, car déjà par la mort de treize héros, treize
prétendants, il recule sans fin le mariage de sa fille. [...] J'affronterai cette épreuve. A toi de m'accorder le succès désiré." [...] Pour le glorifier le dieu lui donna son char d'or et des chevaux aux ailes inlassables. Il triompha d'Oenomaos et la vierge vint dans son lit.
Pindare , Olympiques , I, v.112-143


Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité