La première guerre médique

Après 494, les Perses vainqueurs continuent une politique d'expansion dans les régions convoitées antérieurement (îles de la mer Égée, Hellespont, Pont-Euxin, Thrace) et en 490 ils descendent en Eubée (prise et destruction d'Érétrie, dont la population est réduite en esclavage), puis au nord de l'Attique. L'intention de Darius, semble-t-il, n'est pas de conquérir un pays qui était bien incapable de lui apporter de grandes ressources mais de le neutraliser en établissant sur les cités sa suzeraineté et, par suite, de les empêcher de se mêler de ses affaires en apportant une aide aux cités d'Asie Mineure. Les Grecs étaient partagés en deux grands partis : celui de l'acceptation de la domination perse, celui de la résistance. Dans des cités comme Athènes et Sparte même, existaient des partisans des Perses (à Athènes des nostalgiques de la tyrannie, inspirés par le fils de Pisistrate, Hippias).

Les Athéniens, entraînés par Miltiade, engagent la lutte et arrêtent les Perses à Marathon (Lysias, Oraison funèbre) avec l'aide des seuls Platéens. Les Spartiates, sollicités, étaient arrivés trop tard. Cette victoire, remportée dans une bataille où furent engagées des effectifs à la fois importants (10000 hoplites commandés par Miltiade, neuf mille Athéniens, mille Platéens) et modestes (20000 Perses, sous les ordres de Datis), si l'on se rapporte à l'étendue, à la population et à la puissance des pays, est restée dans la mémoire des Athéniens qu'elle avait sauvés : des Grecs avaient vaincu des Barbares. Pour Darius, l'événement ne pouvait avoir la même importance : il est probable que la plupart des peuples de son immense empire n'en eurent même pas connaissance. Elle est passée aussi à la postérité par la course du messager qui en a apporté la nouvelle à Athènes.



GRECS et PERSES