Aspersion de la victime


Plutarque, prêtre d'Apollon à Delphes, évoquant les victimes couronnées et aspergées, commente ainsi ce rite :

Lorsque les prêtres et les Hosioï, avant de sacrifier la victime, font sur elle les aspersions et observent ses mouvements et ses frissons, cet examen leur fournit un signe de tout autre chose que des dispositions du dieu à rendre des oracles.

Il convient en effet que la bête de sacrifice soit pure, saine et intacte pour l'âme comme pour le corps. En ce qui concerne le corps, les indices d'un tel état ne sont pas du tout difficiles à discerner ; quant à l'âme de même qu'on l'examine en présentant aux taureaux de la farine et aux sangliers des pois chiches et que, si ces animaux n'y touchent pas, on les considère comme n'étant pas en bonne condition, de même on pense que la chèvre s'éprouve par l'eau froide et que son âme n'est pas dans une disposition conforme à la nature lorsque sous l'aspersion, elle reste insensible et immobile.

Plutarque, Sur la disparition des oracles 437 A-B


le sacrifice