Violation du droit sacré d'asylie et bannissement des Alcméonides


La souillure cylonienne, depuis longtemps, jetait le trouble dans la ville, depuis l'époque où ceux qui avaient participé au complot de Cylon s'étaient mis par la supplication sous la protection d'Athéna et que l'archonte Mégaklès les avaient persuadés de descendre de l'Acropole pour se présenter devant le tribunal.

Ils avaient attachés à la statue un fil qu'ils tenaient en main. Comme ils arrivaient près du sanctuaire des déesses vénérables, le fil se rompit de lui-même. Alors Mégaklès et les autres archontes se jetèrent sur eux en alléguant que la déesse repoussait leur supplication. On lapida ceux qui se trouvaient en dehors du sanctuaire ; ceux qui avaient cherché refuge auprès des autels furent égorgés [...] Les responsables du massacre furent tenus pour sacrilèges et honnis [...]

Solon, pour ramener la paix, les persuada de se soumettre à un jugement prononcé par un jury de trois cents notables... Les sacrilèges furent condamnés : ceux qui vivaient encore furent bannis ; quant aux morts, on déterra leurs os et on les jeta hors des frontières.

Plutarque, Solon, 12, trad. R. Crahay


Lieux sacrés et cultuels